Témoignage d’une étudiante française partie étudier au Canada

Auteur : Licence 2019-2020
Publié le 26/10/2020
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Vous souhaitez découvrir des étudiants Erasmus qui partent à l’étranger ? Alors cet article est fait pour vous. Venez suivre le quotidien d’un étudiant Erasmus pendant six mois.

épisode 1 : le départ et le premier mois

Coline, étudiante Erasmus nous raconte son début de semestre au Canada.
Coline, étudiante Erasmus, nous raconte son début de semestre à Montréal.

Le Canada est une chouette destination pour étudier à l’étranger. Tout le monde aime le Canada. C’est peut-être dû à sa nature étonnante ou à ses villes conviviales, y compris TorontoVancouver, Montréal, ou peut-être aussi à son humilité, son humour et la générosité de sa population locale. En effet, non seulement ses habitants sont décontractés, mais ils ont également une étrange capacité à transformer des affirmations en questions, invitant ainsi leurs interlocuteurs à entamer facilement la conversation. Coline nous raconte ici son périple, pour ceux qui seraient curieux. 

Coline a 19 ans. Major de promo à plusieurs reprises, elle est partie le 2 janvier 2020 au Canada dans le cadre du programme Erasmus de l’Université Clermont Auvergne. C’est une possibilité offerte dans le cadre de la 3e année de licence Information et communication pour les étudiants en option communication numérique. Découvrez sa chronique ci-dessous. 

Es-tu une habituée du voyage ? As-tu déjà voyagé auparavant ? Si oui, quelles destinations et quel est ton avis ?

Je suis une grande habituée du voyage, car mes parents m’y ont habituée depuis toute petite, et j’ai eu la chance de beaucoup voyager avec eux. La première fois que j’ai voyagé, j’étais encore dans le ventre de ma maman. Je n’étais pas encore née, mais j’étais déjà en Martinique (rires). Non, plus sérieusement, j’ai voyagé pour la première fois à l’âge de 5 ans. On voyage en règle générale une fois par an. Je me suis rendue dans de nombreux endroits en Europe (l’Espagne, la Croatie, etc.). Je suis aussi allée dans le nord de l’Afrique. Je suis allée au Mexique, à l’île Maurice, et plus que de simples voyages, j’irais même jusqu’à dire que c’est une vraie passion. J’adore rencontrer de nouvelles cultures !

Pourquoi partir à l’étranger et quels sont tes objectifs ? 

Je voyage depuis toute petite et c’est quelque chose que j’aime beaucoup. Je souhaitais découvrir un nouveau pays. Je ne suis jamais allée en Amérique du Nord et c’était justement l’occasion idéale. De plus, Montréal est une ville multiculturelle, il y a énormément de choses à voir et à faire ; et de même pour le Canada dans sa globalité. Je souhaitais aussi devenir plus indépendante et voir comment j’étais capable de m’adapter dans un nouvel univers, dans un nouveau contexte. Finalement, l’objectif était aussi de me tester, de voir comment je pouvais bien réagir face à cette nouveauté. L’objectif était aussi de me confronter à une nouvelle culture. Je ne me suis pas vraiment fixé d’objectif à part un ou deux : j’ai une colocataire italienne donc je dois absolument perfectionner mon anglais. Mon deuxième objectif est de visiter le Canada, de faire le plus d’activités possibles, et pourquoi pas visiter les États-Unis (si possible). 

Pour combien de temps ? 

Je suis partie le 2 janvier 2020 et je rentre le 8 mai 2020, ce qui fait un total de quatre mois à l’étranger. 

Comment as-tu préparé ton départ ? Doutes, craintes, appréhensions ? 

La période avant mon départ a été un peu compliquée. Je ne réalisais pas trop que je partais à l’étranger, ce n’était pas concret. Ma colocataire, Clarisse, qui est allée au Canada quelques semaines avant moi, m’a décrit la situation, et cela m’a permis de concrétiser « la chose ». Le jour du 31 décembre, j’ai réalisé que je partais dans trois jours, j’ai été très stressée et très angoissée, j’ai aussi commencé à pleurer. Pour résumer, j’ai vraiment commencé à douter et à angoisser trois jours avant le grand départ. Les trois derniers jours ont donc été compliqués. Mes plus grosses craintes étaient le manque de mes proches et le fait d’aller vers l’inconnu. En effet, j’ai toujours vécu chez mes parents, j’ai toujours été bercée d’amour et de tendresse, et je n’ai jamais vraiment quitté le cocon familial. En ce qui concerne les inscriptions à l’UQAM, c’était en avril dernier, ça a donc commencé très tôt. Les modalités ne sont pas forcément nombreuses. Au Canada, on a la chance de ne pas avoir besoin de VISA. On a juste besoin d’une autorisation de voyage à l’étranger (pour une période de moins de six mois). Les modalités les plus lourdes et conséquentes sont pour la recherche d’appartement, l’inscription à l’université, les billets d’avion, mais globalement, ça n’a pas été trop compliqué, et tant mieux !

Pour toi, un semestre à l’étranger est-il un atout pour trouver un emploi ?

Oui, sans hésitation ! En un seul mois, j’ai évolué (j’ai pris beaucoup plus confiance en moi, j’ai appris à davantage réfléchir par moi-même, etc.). Le fait de s’ouvrir et d’essayer de comprendre le monde qui nous entoure est très bénéfique et apporte un savoir-être très important dans le monde du travail (dans le monde du travail, tu dois collaborer, côtoyer de nombreux individus, faire avec les qualités et défauts de chacun, etc.). On nous dit toujours de valoriser ce genre d’expérience, car c’est un véritable atout qui apporte des savoir-être très importants ! 

Petit aperçu de Coline à Montréal.

Les cours à l’étranger sont-ils différents de ceux du système français ? 

Oh que oui ! Les cours au Canada n’ont rien à voir avec ceux en France. À titre d’exemple, la première semaine, les cours sont dédiés à la présentation des modalités d’évaluation, des objectifs du cours, etc. C’est beaucoup plus structuré qu’en France. Ils nous présentent en trois heures tout ce que l’on va voir, les professeurs et étudiants se présentent. À la fin de la séance, on doit tous signer une feuille pour dire qu’on approuve les modalités d’évaluation (sachant qu’il est possible de revenir dessus en en discutant avec le professeur, notamment si la charge de travail est trop importante). Les professeurs sont donc beaucoup plus à l’écoute, et je préfère ça ! Ils sont aussi plus investis. On fait beaucoup plus d’exercices en cours, etc. Une grosse partie du cours magistral est dédiée à la pratique, ce n’est pas uniquement de la théorie et c’est ça qui est bien. Aussi, nous ne sommes pas en amphithéâtres comme en France, nous sommes dans des petits groupes de TD de 40 à 50 maximum. L’un des avantages de la formation canadienne est indéniable : c’est l’organisation. Les cours sont beaucoup plus organisés qu’en France. Les étudiants sont plus « cool », plus décontractés, beaucoup plus sympathiques et beaucoup plus à l’écoute que les Français. Les cours sont très actifs, et beaucoup moins théoriques, donc c’est beaucoup plus intéressant ! On nous oblige, ici, à travailler régulièrement. Pour certains, ça peut paraître pénible, mais je trouve ça bien, car à la fin du semestre, on ne se retrouve pas avec une masse de travail trop importante. Les Canadiens sont beaucoup moins stricts que les Français. Pour ne pas être prétentieuse, je n’ai actuellement pas eu de notes en dessous de 20/20 (rires). Plus sérieusement, je suis vraiment satisfaite et même hyper satisfaite du Canada et de la formation. 

Financer son échange…

Depuis que je suis arrivée à Montréal, je suis à environ 1000 euros par mois (activités, loyer, loisirs, la nourriture, etc.). Un gros budget est à prévoir au préalable, car il fait -20° au Canada, donc il faut anticiper et se munir de vêtements chauds, de chaussures adaptées (il faut donc rajouter 1000 euros de budget en plus). Le budget pour l’avion est aussi à prendre en compte (rajout de 1000 euros pour le billet aller et le billet retour). 

Et le logement, on en parle ?

Je suis en colocation avec deux personnes dans l’une des résidences de l’université. Elles sont très bien placées, en centre-ville, dans le quartier des spectacles. Il s’agit d’un quartier qui bouge beaucoup, très dynamique (même si le reste de Montréal est très dynamique aussi). C’est LE quartier repère de Montréal et ce n’est vraiment pas cher pour l’emplacement de l’appartement (appartement situé en centre-ville et grand). Les résidences sont à proximité des restaurants, des bars, des boutiques, du centre-ville, et c’est un véritable atout. 

Comment gères-tu la distance avec tes proches ? 

La première semaine a été compliquée, je ne me sentais pas chez moi. En plus, j’étais fatiguée du voyage et j’étais un peu perdue. J’envoyais toujours des messages à mes proches. Mais maintenant, ça va mieux parce qu’on s’occupe, on fait de nombreuses activités, et aussi parce que j’adore la ville de Montréal et le Canada en général ! Je gère cette distance plutôt bien maintenant et c’est plutôt de bon augure, car l’année prochaine, je ne serai plus sur Clermont-Ferrand.              

Quelques points noirs au tableau ? 

Je ne vois pas tellement de points noirs au tableau, aussi fou que cela puisse paraître. 

Des conseils pour les futurs étudiants ? 

Je souhaite dire à tous les étudiants qui en auront l’occasion d’aller au Canada : ne faites pas comme moi, qui ai hésité longuement ! N’attendez plus et foncez, vous ne le regretterez absolument pas. En revanche, pensez à étaler un peu les dépenses, commencez dès le début à acheter certains éléments. Si vous ne partez pas en plein hiver, vous pouvez aussi acheter la veste ou encore les chaussures directement sur place, car c’est moins cher qu’en France et ce sera plus adapté (vêtements plus adaptés au climat, etc.). Dernier petit conseil : essayez de ne pas rester avec des personnes de votre nationalité d’origine, autrement dit, n’essayez pas de rester uniquement avec des Français (même si c’est compliqué parce que globalement à Montréal, il y a beaucoup de français). C’est bien d’essayer de s’ouvrir à d’autres cultures, d’essayer de parler d’autres langues. Il faut essayer de sortir de sa zone de confort ! C’est hyper bénéfique et on apprend beaucoup de choses au contact des autres. Si je devais résumer, voici les choses les plus importantes à retenir : 

1er conseil : espacer les dépenses au maximum avant le départ. 

2e conseil : si possible, acheter la veste au Canada. 

3e conseil : travailler régulièrement. 

4e conseil : toujours avoir des activités, être avide de découvertes

5e conseil : être ouvert, découvrir de nouvelles cultures.

6e conseil : essayer de ne pas trop penser à ses proches, essayer de profiter de l’instant présent et se dire que finalement, on rentre bientôt et quoi qu’il arrive, on reverra nos proches, donc NO PANIC !  

Logo Erasmus.

N’hésitez pas à suivre Coline sur le compte Instagram dédié à son périple : @la_backpackeuse

Floriane Delorme, L3 Information et communication

N’oubliez pas de nous suivre sur Instagram @infocomclermontferrand et de lire notre article précédant juste ici.

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