Etudier en Pologne : chronique d’une étudiante française

Auteur : Licence 2019-2020
Publié le 22/06/2020
Retour aux projets

Vous souhaitez découvrir des étudiants Erasmus qui partent à l’étranger ? Alors cet article est fait pour vous. Venez suivre le quotidien d’une étudiante Erasmus pendant six mois.

le grand départ

Marion, sur le point de s’envoler.

Marion a 19 ans. Elle part le 5 février en Pologne dans le cadre du programme Erasmus de l’Université Clermont Auvergne. Cela fait partie du cursus de la 3ème année de la licence Information et communication pour les étudiants en option « communication langues étrangères » pour laquelle un semestre à l’étranger est obligatoire. Étape par étape, le séjour de Marion sera détaillé, son départ, ses doutes, ses démarches ; mais aussi son ressenti ainsi que son acclimatation dans un pays étranger, vous saurez tous !

Pour débuter cette aventure, venez découvrir le cheminement Erasmus que Marion a dû suivre avant son départ. Entre doutes et excitations, la préparation avant ce voyage n’est pas une mince affaire ! Découvrez son interview ci-dessous.

Marion, pourquoi as-tu décidé de partir à l’étranger ? Quels sont tes objectifs ?

Premièrement, partir à l’étranger me permettra de réaliser mon objectif principal : approfondir mon anglais. Tout au long de mes études, j’ai toujours choisi des options dans le but d’approfondir mon anglais, partir étudier dans un autre pays est donc la meilleure chose pour me perfectionner. Je pars aussi pour découvrir un pays qui m’est totalement inconnu, ainsi que sa culture.

Au niveau des objectifs je souhaite avant tout améliorer mon anglais. J’espère savoir parler davantage la langue afin d’avoir un meilleur niveau. J’espère aussi gagner une certaine d’autonomie. En effet, je ne me suis jamais retrouvée seule, et encore moins dans un autre pays aussi longtemps, d’autant que je vis toujours chez mes parents. Ce sera pour moi un moyen de me découvrir dans un autre contexte, loin de chez moi.

Combien de temps quittes-tu la France ?

Je pars 6 mois. Du 5 février jusqu’à mi-juillet.

Pourquoi avoir choisi la Pologne comme destination ?

Pour être honnête, je ne m’orientais pas du tout vers ce pays. Il me paraissait « quelconque » et ne m’attirait pas. C’est au moment de consulter et comparer les différentes universités que j’ai commencé à m’orienter vers la Pologne. Les options que le fac polonaise propose correspondent parfaitement à mes projets d’avenir, ce qui n’est pas le cas de toutes les autres facultés. Puis, quand je me suis renseignée sur le pays et sur la ville de Wroclaw, j’ai tout de suite adoré.

Mon choix était aussi un peu géographique. Je suis vraiment motivée à l’idée de partir, mais je ne me sentais pas de partir loin comme par exemple aux USA ou en Asie.

Comment as-tu préparé ton départ ?

Difficile de répondre à cette question, j’ai encore l’impression aujourd’hui de n’avoir rien préparé. Les plus grandes préparations ont surtout été administratives. Tout d’abord, j’ai dû choisir mes cours parmi une sélection en remplissant ce qu’on appelle un « leaning agreement ». La fac polonaise nous donne une sélection de cours et nous devons en choisir un certain nombre parmi ceux que l’on préfère.

Ensuite, je me suis inscrite à la fac, l’inscription était simple et s’est faite entièrement sur internet.

Puis, les étapes essentielles comme le choix des bourses, changer de forfait, faire son passeport, changer de carte d’assurance maladie… Sans oublier l’achat du billet d’avion ! Très simple, j’avais beaucoup de choix tous les jours et à prix bas.

Ma préparation au départ s’est achevée par la recherche d’un logement, une étape qui fut compliquée et semée d’embuches.

Les cours à l’étranger sont-ils compatibles avec le système français ?

Bien sûr, mais attention. Pour ce qui est de la Pologne, la faculté est orientée sur le journalisme et la communication, ce qui me correspond totalement. Mais, beaucoup d’élèves de ma classe ont choisi le pays en fonction du paysage ou de l’ambiance et se retrouvent au final déçus des options de la fac qui peuvent être des universités de marketing, commerce, tourisme… Des cours qui ne sont pas en accord avec leurs projets !

À plus grande échelle, au niveau du système français, je ne peux pas trop répondre, car je n’ai encore jamais assisté à un cours en Pologne. Les élèves qui étaient en Pologne l’année dernière ont rapporté que les cours sont beaucoup moins conséquents qu’en France. Les semaines sont plus « légères ». Pour ce qui est des évaluations, c’est le même système que pour les examens en France, avec des partiels en fin de semestre.

Quel niveau de langue faut-il valider pour partir à l’étranger ?

Je sais qu’il est obligatoire de passer le TOIEC. Cela coûte 60€ il me semble, mais le résultat de celui-ci ne compte pas… La faculté polonaise ainsi que l’Université Clermont Auvergne ne m’a jamais demandé un justificatif.

Récemment, nous avons eu un mail d’Erasmus qui nous indiquait que nous devions effectuer un test d’anglais. Si les résultats de ce test était en dessous de C1 (ce qui était le cas pour tout le monde), nous devions alors passer des tests durant notre séjour. Si cela peut paraître assez embêtant, c’est en réalité utile. En effet, les cours ne sont pas difficiles, et ils sont indispensables pour notre séjour, par exemple pour savoir comment se débrouiller dans un autre pays, demander des choses pertinentes…

Marion, est-ce que pour toi une expérience à l’étranger est un atout pour trouver un emploi ?

Évidemment. C’est une manière de se différencier sur un CV. Plus tard, je souhaiterais être journaliste, donc je sais que cette expérience pourra m’être bénéfique, la maitrise des langues étrangères étant quelque chose de très sollicité dans ce domaine.

Peux-tu nous parler de ton budget pour ce semestre à l’étranger ?

Niveau budget j’ai de la chance car la Pologne est un pays vraiment peu coûteux.

Pour l’instant je n’ai payé que mon billet d’aller qui a coûté 15 €, j’ai donc pu emmener avec moi beaucoup de bagages en soute pour emménager en Pologne. J’ai aussi fait mon passeport, car je n’en avais pas, et il a couté 80 ou 90 €. Il n’est pas obligatoire d’en avoir un, car je pars en Europe, mais j’ai préféré le faire dès maintenant.

Mon logement me coûte aussi 300 € par mois. Je me suis rendu compte au cours de mes recherches que l’immobilier est le seul domaine assez élevé en matière de prix dans le pays.

Quelles sont les aides dont tu bénéficies et les démarches que tu as dû effectuer ?

La première aide est celle d’Erasmus. Le choix de la dotation par mois s’effectue en fonction du pays. La Pologne (et tous les autres pays d’Europe de l’Est) se trouve dans le montant le plus bas en raison du faible coût de la vie. J’ai donc droit à 170€ par mois.

Ensuite, il y a la Bourse de la Région Auvergne Rhône-Alpes. Cette bourse se calcule en fonction de la durée du séjour. Moi, je fais partie du créneau de 17 à 24 semaines. J’ai donc le droit à 1140€ pour mes 6 mois. Ici, c’est différent de la bourse ERAMSUS. Pour celle-ci, nous avons dû fournir un CV assez complet et une lettre de motivation. Nous ne touchons pas les bourses tous les mois, mais 75 % avant notre départ et 25 % à notre retour en France.

La dernière bourse est la bourse AMI-CROUS qui dépend du Ministère de l’éducation nationale. Pour toucher celle-ci, il faut obligatoirement être boursier et avoir un dossier au CROUS. Pour le montant, c’est simple : c’est le même pour tous, soit 800 € pour les 6 mois. À notre arrivée, nous avons un premier versement, puis le reste au retour. Cette fois-ci, il me sera versé 400€ à l’arrivée et 400€ à mon retour.

Les bourses vont beaucoup m’aider. J’ai été très surprise de ce côté-là. Nous avons le droit à plusieurs aides financières, ce qui est rassurant quand on part 6 mois et qu’on est étudiant.

Cependant, les démarches sont assez longues et des fois très complexes, mais avec du recul, je comprends qu’elles valent le coup.

As-tu fait d’autres démarches qui te semblent importantes à partager ?

J’ai demandé une carte « CEAM », Carte Européenne d’Assurance Maladie, ce qui correspond à une carte vitale valide dans tout le continent. Celle-ci est obligatoire, car la faculté polonaise et les dossiers de bourses me l’ont demandé. Elle est totalement gratuite, je l’ai commandée en 2 clics sur le site de mon assurance.

Au niveau du forfait téléphonique, je me suis rendu compte que je ne possédais pas assez de gigas internet à l’étranger. J’ai donc cherché la meilleure offre parmi les différents opérateurs.

Au niveau des moyens de paiement, j’ai changé de carte bancaire. J’ai donc décidé de prendre rendez-vous avec mon banquier afin d’en savoir plus. Je voulais avant tout avoir le moins de frais à l’étranger. Il faut savoir que même si la Pologne se trouve dans l’Union européenne, elle n’est pas dans la zone euro. La monnaie est le Zloty, ce que j’ai appris assez tardivement. Grâce à ma nouvelle carte, qui est faite pour les étudiants, je n’aurais aucun frais supplémentaires.

Peux-tu nous parler de ton logement en Pologne ?

L’étape complexe ! La barrière de la langue rend le dialogue plus compliqué, puisque je ne parle pas couramment l’anglais et les Polonais non plus.

Au début, je ne savais pas vers quels sites internet me tourner… Après en avoir regardé plusieurs, une camarade m’a montré le site « ERASMUSU » qui est un site de logements spécialisé pour les étudiants. Nous pouvons trouver des colocations, chercher des colocataires… C’est ici que j’ai trouvé mon logement. J’ai fait beaucoup de demandes de logements et la plupart des locataires ne nous répondaient pas. C’est tout juste un mois avant mon départ que j’ai finalement trouvé mon logement. Je serai en collocation avec une amie française, mais aussi avec d’autres étudiants ERASMUS qui viennent de différents pays.

Comment penses-tu gérer la distance avec tes proches ?

J’appréhende de plus en plus cet aspect. J’ai toujours été excitée à l’idée de partir, mais je prends conscience maintenant que cela ne va pas être simple. Tout d’abord car je n’ai jamais quitté la maison, j’habite toujours chez mes parents et je suis assez proche de mon frère. Je pense que cela ne va pas être simple au début, mais je compte sur ma mère pour me harceler de messages ! Mes parents et mon frères ont d’ailleurs prévu de venir me rendre visite en avril, il en est de même pour mon petit ami.

Cette expérience correspond-elle à tes projets d’avenir et à l’univers dans lequel tu souhaites évoluer ?

Totalement. Je suis plus qu’excitée à l’idée de partir et j’ai hâte de voir ce qui m’attend. Cette expérience me sera bénéfique et ne pourra m’apporter que du positif. J’aimerais travailler dans le journalisme et je sais que partir est un réel atout. Voyager est pour moi essentiel, j’ai toujours aimé les nouvelles expériences et je pense que découvrir une nouvelle culture m’apportera aussi un plus dans le métier de journaliste.

RETROUVEZ MARION POUR LA SUITE DE SON AVENTURE LE MOIS PROCHAIN !

Logo Erasmus.

Pour plus d’aventures, retrouvez vite le témoignage de d’autres étudiants Erasmus comme celui d’Aurane qui étudie en Finlande.

Amélie Baillon, L3 Information et communication

N’oubliez pas de nous suivre sur Instagram @infocomclermontferrand et de lire notre article précédant juste ici.

Partager
Mentions légales - Graphisme du site internet créé par les étudiants d'infocom, intégration du site réalisée par Idneo